Chantiers archéologiques

Carte:

Departement:
Nord
Commune:

Nieppe

Nom du chantier:

ZAC de la Pommeraie

Description courte:

Occupation rurale laténienne et gallo-romaine

Description:

Le projet d’aménagement, initié par la société SA du Hainaut, concerne la construction d’un lotissement de logements individuels sur une surface de 7,8 hectares de terres agricoles situées au sud de la commune de Nieppe (59). Ce projet s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une Zone d’Aménagement Concertée dite de La Pommeraie intéressant aussi la construction d’un établissement scolaire au sud du lotissement. Suite au diagnostic réalisé par l’Inrap en 2011, le gisement a fait l’objet d’une prescription de fouille par le Service Régional de l’Archéologie sur une emprise de 28500 m² environ. L’emprise concernée est localisée dans le quart sud-est de la commune. Elle se positionne à 850 m environ au nord-ouest de la Lys canalisée qui reprend en cet endroit le cours ancien de la rivière. L’opération s’est déroulée du 04 juin au 03 août 2012.

L’occupation observée sur le domaine de La Pommeraie montre un gisement archéologique qui se développe principalement sur la moitié septentrionale de l’emprise, où les vestiges sont les plus denses, mais la totalité de l’emprise prescrite est néanmoins occupée. Trois grandes phases d’occupation ont pu être mises en évidence.

 

Quelques structures et objets isolés piégés dans une épaisse couche de colluvions sont les témoins d’une occupation anthropique qui s’est développée au nord-ouest dans le courant de La Tène moyenne. Les fosses ne recèlent aucune configuration particulière ni caractéristique remarquable. Seul le mobilier céramique permet de préciser la datation et des éléments propres à leur fonction. Tout au plus est-il possible d’envisager une occupation qui pourrait se poursuivre en dehors de l’emprise.

Durant le Haut-Empire, un système fossoyé est installé sur toute l’emprise, matérialisant des limites de parcellaire ou des vestiges d’enclos associés à la mise en place d’un chemin accompagné d’enclos dans lesquels se situent des bâtiments sur poteaux, des fosses, des chablis et un secteur paysager où sont rejetées au moins deux tombes à crémation. Deux zones s’organisent, à l’ouest et à l’est, la première, plutôt axée sur le chemin, la deuxième, davantage liée aux installations secondaires. Il est cependant difficile de préciser les éléments qui ont été installés de prime abord, les fossés bordiers et les limites d’enclos étant intimement liés. La phase gallo-romaine recouvre ainsi trois états qui se développent du Ier au IIIe siècle ap. J.-C. Un chemin et des enclos drainent alors de petites installations matérialisées par des bâtiments sur poteaux et quelques crémations. L’ensemble est occupé jusqu’à la deuxième moitié du IIIe siècle ap. J.-C. Après une longue période d’abandon, le site est réoccupé aux périodes moderne et contemporaine (Phase 3), par le biais de systèmes de drainage fossoyés et de limites de parcelles qui quadrillent toute la zone. Une série de fosses dans lesquelles ont été inhumés des chevaux complète l’occupation contemporaine.

 

Nathalie GILLES-GUBELLINI, Responsable d'opération.

 

Rapport final:

Rapport final d'opération

Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie

Epoque:
  • Tène moyenne
  • Haut Empire
  • Moderne
  • Contemporain
Superficie:
28 500 m²
Aménageur:
société SA du Hainaut
Plan du site de fouilles: