Aube
« ZAC d'Echenilly Tranche 1 »
Habitat mérovingien et moderne
Époques :
Plan général phasé du site de Saint-André-les-Vergers. © DAO Stéphane Leplus, Archéopole 2010
Puits cuvelé en pierre présentant un avant trou carré et un cuvelage circulaire. © Photographie Archéopole 2010
Bâtiment excavé, daté des VIe-VIIe s., composé d'une grande fosse quadrangulaire de 16,4 m2 et d'un aménagement de 13 trous de poteaux. © Photographie Archéopole 2010
Broche de tisserand en os, décorée d'incisions en forme de chevrons, de lignes, de croisillons et de zigzags, découverte dans le comblement du bâtiment excavé. © Photographie et dessin L. Guillemaux Archéopole 2010
Clef en fer de section quadrangulaire provenant d'un des fonds de cabane. © Photographie L. Guillemaux Archéopole 2010
Aube
« ZAC d'Echenilly Tranche 1 »
Habitat mérovingien et moderne
Époques :
Vue aérienne du mur de séparation entre la partie résidentielle et la partie agricole de la villa. © Photographie aérienne par drone, Th. Nicq, Halma UMR 8164 (CNRS, ULille, MC), 2015
Tombe à ossuaire contenant de la vaisselle en terre cuite et un miroir en alliage cuivreux, datée du Ier s. de notre ère. © Photographie Archéopole
Boîte à sceau à décor émaillé, ornée d'un croissant, riveté datée du Haut-Empire. © Photographies A. Malbranque, Archéopole
Plan phase du site. © DAO J. Georges, Archeopole 2018
Pions de jeu ou jetons de compte antiques fabriqués en os, présentant une face plane et une face pointée. Deux modules différents ont été distingués. © Photographies A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de répartition par phase. © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Balle de fronde en terre cuite modelée, de forme ovoïde, attestant de la pratique de la chasse durant l'âge du Fer. © Photographie A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de la villa gallo-romaine de Dourges organisée en deux parties : la pars urbana (partie résidentielle) et la pars rustica (partie agricole). © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Aube
« ZAC d'Echenilly Tranche 1 »
Habitat mérovingien et moderne
Époques :
Plan général phasé du site de Saint-André-les-Vergers. © DAO Stéphane Leplus, Archéopole 2010
Puits cuvelé en pierre présentant un avant trou carré et un cuvelage circulaire. © Photographie Archéopole 2010
Bâtiment excavé, daté des VIe-VIIe s., composé d'une grande fosse quadrangulaire de 16,4 m2 et d'un aménagement de 13 trous de poteaux. © Photographie Archéopole 2010
Broche de tisserand en os, décorée d'incisions en forme de chevrons, de lignes, de croisillons et de zigzags, découverte dans le comblement du bâtiment excavé. © Photographie et dessin L. Guillemaux Archéopole 2010
Clef en fer de section quadrangulaire provenant d'un des fonds de cabane. © Photographie L. Guillemaux Archéopole 2010
La fouille de la ZAC d'Echenilly Tranche 1 s'est déroulée du 29 mars au 19 mai 2010 suite à un diagnostic mené par Gilles Deborde (Inrap) entre le 10 et le 17 juin 2008 sur la commune de Saint-André-les-Vergers, l'aménageur étant l'OPAC de l'Aube.
La découverte d'une nécropole et d'éléments d'habitat mérovingien ont été les éléments déclencheurs de la prescription. La fouille concerne une superficie de 6 400 m² et ne traite que de la zone d'habitat, la nécropole étant fouillée par la société Archeosphère et faisant l'objet d'une autre prescription. Au final, trois périodes d'occupation se succèdent puisque la fouille a permis de mettre au jour des structures protohistoriques, mérovingiennes et modernes.
La période protohistorique est très peu documentée. Elle ne consiste qu'en deux structures isolées, à rapprocher probablement avec une structure du Bronze final IIa découverte lors du diagnostic.
Les structures mérovingiennes se scindent quant à elles en deux phases d'occupations datées du deuxième quart du VIe au début du VIIe siècle (Mérovingien Ancien 2 – Mérovingien Ancien 3, soit entre 530 et 600/610). Après fouille, il s'avère que la nécropole n'est pas synchrone avec la partie habitat mérovingien. Elle est datée des IIIe/IVe siècles. Les deux phases sont caractérisées par six bâtiments sur poteaux, deux bâtiments excavés, trois fonds de cabane, huit puits (dont l'un présentait un cuvelage en pierres), un silo, quatre foyers ainsi qu' un réseau fossoyé peu présent. Chaque phase dispose d'au moins un de chacun de ces éléments. Cependant le mobilier céramique indigent a restreint les possibilités d'affinage de la datation, de nombreuses structures ne sont par conséquent pas attribuées formellement à une des trois périodes.
La période moderne (du XVe au XVIIIe siècles) est représentée par trois fossés ainsi que par des substructions en dur (fondations de piliers en craie) qui sont à rapprocher d'une cave maçonnée fouillée lors du diagnostic ainsi que de solins de craie observés au nord et au sud de la zone sondée par G. Deborde.
Le caractère remarquable de ce site provient de sa datation. En effet très peu de sites dans l'Aube et a fortiori en Champagne-Ardennes ont livré des vestiges d'habitat mérovingien attribuables au VIe siècle. La majeure partie des autres sites renseigne plutôt sur les VIIe et VIIIe siècles et la période carolingienne, jusqu'aux Xe et XIe siècles. Le VIe siècle est quant à lui plutôt représenté par des nécropoles. Le site de Saint-André-les-Vergers apporte donc un éclairage supplémentaire bienvenu sur une période mal représentée pour l'instant, même si ses faibles dimensions et les carences en mobilier et en traces d'artisanat limitent sensiblement l'apport aux connaissances.
Stéphane Leplus, Responsable d'opération
Responsable d'opération :
Stéphane Leplus
Superficie :
6 400 m2
Aménageur :
OPAC de l'Aube
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Grand Est, Service Régional de l'Archéologie
La fouille de la ZAC d'Echenilly Tranche 1 s'est déroulée du 29 mars au 19 mai 2010 suite à un diagnostic mené par Gilles Deborde (Inrap) entre le 10 et le 17 juin 2008 sur la commune de Saint-André-les-Vergers, l'aménageur étant l'OPAC de l'Aube.
La découverte d'une nécropole et d'éléments d'habitat mérovingien ont été les éléments déclencheurs de la prescription. La fouille concerne une superficie de 6 400 m² et ne traite que de la zone d'habitat, la nécropole étant fouillée par la société Archeosphère et faisant l'objet d'une autre prescription. Au final, trois périodes d'occupation se succèdent puisque la fouille a permis de mettre au jour des structures protohistoriques, mérovingiennes et modernes.
La période protohistorique est très peu documentée. Elle ne consiste qu'en deux structures isolées, à rapprocher probablement avec une structure du Bronze final IIa découverte lors du diagnostic.
Les structures mérovingiennes se scindent quant à elles en deux phases d'occupations datées du deuxième quart du VIe au début du VIIe siècle (Mérovingien Ancien 2 – Mérovingien Ancien 3, soit entre 530 et 600/610). Après fouille, il s'avère que la nécropole n'est pas synchrone avec la partie habitat mérovingien. Elle est datée des IIIe/IVe siècles. Les deux phases sont caractérisées par six bâtiments sur poteaux, deux bâtiments excavés, trois fonds de cabane, huit puits (dont l'un présentait un cuvelage en pierres), un silo, quatre foyers ainsi qu' un réseau fossoyé peu présent. Chaque phase dispose d'au moins un de chacun de ces éléments. Cependant le mobilier céramique indigent a restreint les possibilités d'affinage de la datation, de nombreuses structures ne sont par conséquent pas attribuées formellement à une des trois périodes.
La période moderne (du XVe au XVIIIe siècles) est représentée par trois fossés ainsi que par des substructions en dur (fondations de piliers en craie) qui sont à rapprocher d'une cave maçonnée fouillée lors du diagnostic ainsi que de solins de craie observés au nord et au sud de la zone sondée par G. Deborde.
Le caractère remarquable de ce site provient de sa datation. En effet très peu de sites dans l'Aube et a fortiori en Champagne-Ardennes ont livré des vestiges d'habitat mérovingien attribuables au VIe siècle. La majeure partie des autres sites renseigne plutôt sur les VIIe et VIIIe siècles et la période carolingienne, jusqu'aux Xe et XIe siècles. Le VIe siècle est quant à lui plutôt représenté par des nécropoles. Le site de Saint-André-les-Vergers apporte donc un éclairage supplémentaire bienvenu sur une période mal représentée pour l'instant, même si ses faibles dimensions et les carences en mobilier et en traces d'artisanat limitent sensiblement l'apport aux connaissances.
Stéphane Leplus, Responsable d'opération
Responsable d'opération :
Stéphane Leplus
Superficie :
6 400 m2
Aménageur :
OPAC de l'Aube
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Grand Est, Service Régional de l'Archéologie
Plan général phasé du site de Saint-André-les-Vergers. © DAO Stéphane Leplus, Archéopole 2010
Puits cuvelé en pierre présentant un avant trou carré et un cuvelage circulaire. © Photographie Archéopole 2010
Bâtiment excavé, daté des VIe-VIIe s., composé d'une grande fosse quadrangulaire de 16,4 m2 et d'un aménagement de 13 trous de poteaux. © Photographie Archéopole 2010
Broche de tisserand en os, décorée d'incisions en forme de chevrons, de lignes, de croisillons et de zigzags, découverte dans le comblement du bâtiment excavé. © Photographie et dessin L. Guillemaux Archéopole 2010
Clef en fer de section quadrangulaire provenant d'un des fonds de cabane. © Photographie L. Guillemaux Archéopole 2010
La fouille de la ZAC d'Echenilly Tranche 1 s'est déroulée du 29 mars au 19 mai 2010 suite à un diagnostic mené par Gilles Deborde (Inrap) entre le 10 et le 17 juin 2008 sur la commune de Saint-André-les-Vergers, l'aménageur étant l'OPAC de l'Aube.
La découverte d'une nécropole et d'éléments d'habitat mérovingien ont été les éléments déclencheurs de la prescription. La fouille concerne une superficie de 6 400 m² et ne traite que de la zone d'habitat, la nécropole étant fouillée par la société Archeosphère et faisant l'objet d'une autre prescription. Au final, trois périodes d'occupation se succèdent puisque la fouille a permis de mettre au jour des structures protohistoriques, mérovingiennes et modernes.
La période protohistorique est très peu documentée. Elle ne consiste qu'en deux structures isolées, à rapprocher probablement avec une structure du Bronze final IIa découverte lors du diagnostic.
Les structures mérovingiennes se scindent quant à elles en deux phases d'occupations datées du deuxième quart du VIe au début du VIIe siècle (Mérovingien Ancien 2 – Mérovingien Ancien 3, soit entre 530 et 600/610). Après fouille, il s'avère que la nécropole n'est pas synchrone avec la partie habitat mérovingien. Elle est datée des IIIe/IVe siècles. Les deux phases sont caractérisées par six bâtiments sur poteaux, deux bâtiments excavés, trois fonds de cabane, huit puits (dont l'un présentait un cuvelage en pierres), un silo, quatre foyers ainsi qu' un réseau fossoyé peu présent. Chaque phase dispose d'au moins un de chacun de ces éléments. Cependant le mobilier céramique indigent a restreint les possibilités d'affinage de la datation, de nombreuses structures ne sont par conséquent pas attribuées formellement à une des trois périodes.
La période moderne (du XVe au XVIIIe siècles) est représentée par trois fossés ainsi que par des substructions en dur (fondations de piliers en craie) qui sont à rapprocher d'une cave maçonnée fouillée lors du diagnostic ainsi que de solins de craie observés au nord et au sud de la zone sondée par G. Deborde.
Le caractère remarquable de ce site provient de sa datation. En effet très peu de sites dans l'Aube et a fortiori en Champagne-Ardennes ont livré des vestiges d'habitat mérovingien attribuables au VIe siècle. La majeure partie des autres sites renseigne plutôt sur les VIIe et VIIIe siècles et la période carolingienne, jusqu'aux Xe et XIe siècles. Le VIe siècle est quant à lui plutôt représenté par des nécropoles. Le site de Saint-André-les-Vergers apporte donc un éclairage supplémentaire bienvenu sur une période mal représentée pour l'instant, même si ses faibles dimensions et les carences en mobilier et en traces d'artisanat limitent sensiblement l'apport aux connaissances.
Stéphane Leplus, Responsable d'opération
Responsable d'opération :
Stéphane Leplus
Superficie :
6 400 m2
Aménageur :
OPAC de l'Aube
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Grand Est, Service Régional de l'Archéologie