Nord
« Parc d'activités »
Habitat rural alto-médiéval
Époques :
Plan général phasé du site. © DAO C. Denimal, Archéopole 2011
Puits cuvelé en bois découvert au sein d'une unité domestique alto-médiévale. © Photographie Archéopole 2009
Planche de chêne manufacturée, issue du cuvelage du puits, présentant des entailles d'assemblage exécutées au moyen d'un outil de type herminette. © Photographies et infographie D. Pousset, Ch. Locatelli, LEB2d 2011
Ensemble de séchoirs à grains ayant livré de nombreuses graines carbonisées. © Photographie Archéopole 2009
Fosse à inhumation de bovins datée de la période moderne. © Photographie Archéopole 2009
Nord
« Parc d'activités »
Habitat rural alto-médiéval
Époques :
Vue aérienne du mur de séparation entre la partie résidentielle et la partie agricole de la villa. © Photographie aérienne par drone, Th. Nicq, Halma UMR 8164 (CNRS, ULille, MC), 2015
Tombe à ossuaire contenant de la vaisselle en terre cuite et un miroir en alliage cuivreux, datée du Ier s. de notre ère. © Photographie Archéopole
Boîte à sceau à décor émaillé, ornée d'un croissant, riveté datée du Haut-Empire. © Photographies A. Malbranque, Archéopole
Plan phase du site. © DAO J. Georges, Archeopole 2018
Pions de jeu ou jetons de compte antiques fabriqués en os, présentant une face plane et une face pointée. Deux modules différents ont été distingués. © Photographies A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de répartition par phase. © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Balle de fronde en terre cuite modelée, de forme ovoïde, attestant de la pratique de la chasse durant l'âge du Fer. © Photographie A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de la villa gallo-romaine de Dourges organisée en deux parties : la pars urbana (partie résidentielle) et la pars rustica (partie agricole). © DAO J. Georges, Archéopole 2018
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« Parc d'activités »
Habitat rural alto-médiéval
Époques :
Plan général phasé du site. © DAO C. Denimal, Archéopole 2011
Puits cuvelé en bois découvert au sein d'une unité domestique alto-médiévale. © Photographie Archéopole 2009
Planche de chêne manufacturée, issue du cuvelage du puits, présentant des entailles d'assemblage exécutées au moyen d'un outil de type herminette. © Photographies et infographie D. Pousset, Ch. Locatelli, LEB2d 2011
Ensemble de séchoirs à grains ayant livré de nombreuses graines carbonisées. © Photographie Archéopole 2009
Fosse à inhumation de bovins datée de la période moderne. © Photographie Archéopole 2009
Le projet de la création d’une ZAC sur la commune de Camphin-en-Carembault est à l’origine de la prescription d’une fouille préventive par le Service Régional de l’Archéologie du Nord-Pas-de-Calais sur une surface de 2,5 ha. Les fouilles se sont déroulées d’août à fin novembre 2009.
Le site, positionné à 15 km au sud de Lille, fait partie de la Pévèle, zone géographique constituée de collines développées sur les sables et argiles tertiaires. L’emprise occupe la partie basse d’un versant particulièrement marqué (34,30 m NGF au nord, 29 m NGF au sud). À 1 km en contrebas, au sud-est, s’amorce la zone marécageuse fortement étendue du fond de vallée de la Deûle. Le site est une création ex nihilo dans un terroir occupé depuis La Tène ancienne. En particulier, à l’ouest a été diagnostiquée une occupation gallo-romaine du Haut-Empire. Cette agglomération a conservé dans sa dénomination son appartenance au pagus Carabantensis du Diocèse de Tournai. En outre, en 962, le comte Arnould le Vieux fait don de l’église, des serfs et des biens à l’Abbaye de Saint-Pierre du Mont Blandin de Gand.
Cet habitat rural des VIIIe-XIe siècles comprend une quinzaine de bâtiments dont la surface est comprise entre 10 et 50 m² et exclusivement sur poteaux. Ils sont disposés en six ensembles délimités par des clôtures que séparent des petits chemins. Quelques silos en forme de cloche ou encore piriforme se trouvent dans la proximité des bâtiments tandis que quelques associations de poteaux déterminent des petits greniers surélevés. On note l’absence de fonds de cabanes, pourtant encore fréquents à cette période. L’originalité du site repose sur la présence de trois ensembles de fours au plan sub-triangulaire disposés en batteries de quatre. La voûte, sur certains exemplaires est conservée sur une trentaine de centimètres. Ils s’ouvrent sur un cendrier de taille importante et régulièrement curé dans une fosse adjacente. L’analyse des graines carbonisées issues des couches charbonneuses permet de leur attribuer une fonction première de séchoir à grain. L’un de ces ensembles est couvert d’une structure légère sur poteaux.
Enfin, trois unités d’occupation possèdent leur puits cuvelés. Ils se présentent sous la forme d’une large cuvette profonde de 3 à 4 m au centre de laquelle a été réalisé un cuvelage en bois de plan carré, avant le remblaiement du pourtour.
Christine Denimal, Responsable de l’opération
ARTICLES :
DENIMAL C., OUESLATI T., « Dix fosses et douze bovins témoignant d’un épisode de mortalité en masse à Camphin-en-Carembault (Nord, XVe-XVIIe s.) », Les dépôts d’ossements animaux en France, de la fouille à l’interprétation, Actes de la table-ronde de Bibracte, 15-17 octobre 2012, 2013, p. 157-166.
DENIMAL C., RENARD S., OUESLATI T., Save S., « L’habitat rural du VIIe s. au Xe s. ap. J.-C. à Camphin-en-Carembault (Nord) », Revue du Nord, Archéologie, T.97, 2015, N°413, p.51-108.
DENIMAL C., « Camphin-en-Carembault, Le Gros Hanois », dans
Catalogue d’exposition Le haut Moyen Âge dans le nord de la France. Des Francs aux premiers comtes de Flandre, de la fin du IVe
au milieu du Xe siècle, Arkeos, 2015, p. 99-100.
Responsable d'opération :
Christine Denimal
Superficie :
25 000 m2
Aménageur :
CCI Grand Lille
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
Le projet de la création d’une ZAC sur la commune de Camphin-en-Carembault est à l’origine de la prescription d’une fouille préventive par le Service Régional de l’Archéologie du Nord-Pas-de-Calais sur une surface de 2,5 ha. Les fouilles se sont déroulées d’août à fin novembre 2009.
Le site, positionné à 15 km au sud de Lille, fait partie de la Pévèle, zone géographique constituée de collines développées sur les sables et argiles tertiaires. L’emprise occupe la partie basse d’un versant particulièrement marqué (34,30 m NGF au nord, 29 m NGF au sud). À 1 km en contrebas, au sud-est, s’amorce la zone marécageuse fortement étendue du fond de vallée de la Deûle. Le site est une création ex nihilo dans un terroir occupé depuis La Tène ancienne. En particulier, à l’ouest a été diagnostiquée une occupation gallo-romaine du Haut-Empire. Cette agglomération a conservé dans sa dénomination son appartenance au pagus Carabantensis du Diocèse de Tournai. En outre, en 962, le comte Arnould le Vieux fait don de l’église, des serfs et des biens à l’Abbaye de Saint-Pierre du Mont Blandin de Gand.
Cet habitat rural des VIIIe-XIe siècles comprend une quinzaine de bâtiments dont la surface est comprise entre 10 et 50 m² et exclusivement sur poteaux. Ils sont disposés en six ensembles délimités par des clôtures que séparent des petits chemins. Quelques silos en forme de cloche ou encore piriforme se trouvent dans la proximité des bâtiments tandis que quelques associations de poteaux déterminent des petits greniers surélevés. On note l’absence de fonds de cabanes, pourtant encore fréquents à cette période. L’originalité du site repose sur la présence de trois ensembles de fours au plan sub-triangulaire disposés en batteries de quatre. La voûte, sur certains exemplaires est conservée sur une trentaine de centimètres. Ils s’ouvrent sur un cendrier de taille importante et régulièrement curé dans une fosse adjacente. L’analyse des graines carbonisées issues des couches charbonneuses permet de leur attribuer une fonction première de séchoir à grain. L’un de ces ensembles est couvert d’une structure légère sur poteaux.
Enfin, trois unités d’occupation possèdent leur puits cuvelés. Ils se présentent sous la forme d’une large cuvette profonde de 3 à 4 m au centre de laquelle a été réalisé un cuvelage en bois de plan carré, avant le remblaiement du pourtour.
Christine Denimal, Responsable de l’opération
ARTICLES :
DENIMAL C., OUESLATI T., « Dix fosses et douze bovins témoignant d’un épisode de mortalité en masse à Camphin-en-Carembault (Nord, XVe-XVIIe s.) », Les dépôts d’ossements animaux en France, de la fouille à l’interprétation, Actes de la table-ronde de Bibracte, 15-17 octobre 2012, 2013, p. 157-166.
DENIMAL C., RENARD S., OUESLATI T., Save S., « L’habitat rural du VIIe s. au Xe s. ap. J.-C. à Camphin-en-Carembault (Nord) », Revue du Nord, Archéologie, T.97, 2015, N°413, p.51-108.
DENIMAL C., « Camphin-en-Carembault, Le Gros Hanois », dans Catalogue d’exposition Le haut Moyen Âge dans le nord de la France. Des Francs aux premiers comtes de Flandre, de la fin du IVe au milieu du Xe siècle, Arkeos, 2015, p. 99-100.
Responsable d'opération :
Christine Denimal
Superficie :
25 000 m2
Aménageur :
CCI Grand Lille
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
Plan général phasé du site. © DAO C. Denimal, Archéopole 2011
Puits cuvelé en bois découvert au sein d'une unité domestique alto-médiévale. © Photographie Archéopole 2009
Planche de chêne manufacturée, issue du cuvelage du puits, présentant des entailles d'assemblage exécutées au moyen d'un outil de type herminette. © Photographies et infographie D. Pousset, Ch. Locatelli, LEB2d 2011
Ensemble de séchoirs à grains ayant livré de nombreuses graines carbonisées. © Photographie Archéopole 2009
Fosse à inhumation de bovins datée de la période moderne. © Photographie Archéopole 2009
Le projet de la création d’une ZAC sur la commune de Camphin-en-Carembault est à l’origine de la prescription d’une fouille préventive par le Service Régional de l’Archéologie du Nord-Pas-de-Calais sur une surface de 2,5 ha. Les fouilles se sont déroulées d’août à fin novembre 2009.
Le site, positionné à 15 km au sud de Lille, fait partie de la Pévèle, zone géographique constituée de collines développées sur les sables et argiles tertiaires. L’emprise occupe la partie basse d’un versant particulièrement marqué (34,30 m NGF au nord, 29 m NGF au sud). À 1 km en contrebas, au sud-est, s’amorce la zone marécageuse fortement étendue du fond de vallée de la Deûle. Le site est une création ex nihilo dans un terroir occupé depuis La Tène ancienne. En particulier, à l’ouest a été diagnostiquée une occupation gallo-romaine du Haut-Empire. Cette agglomération a conservé dans sa dénomination son appartenance au pagus Carabantensis du Diocèse de Tournai. En outre, en 962, le comte Arnould le Vieux fait don de l’église, des serfs et des biens à l’Abbaye de Saint-Pierre du Mont Blandin de Gand.
Cet habitat rural des VIIIe-XIe siècles comprend une quinzaine de bâtiments dont la surface est comprise entre 10 et 50 m² et exclusivement sur poteaux. Ils sont disposés en six ensembles délimités par des clôtures que séparent des petits chemins. Quelques silos en forme de cloche ou encore piriforme se trouvent dans la proximité des bâtiments tandis que quelques associations de poteaux déterminent des petits greniers surélevés. On note l’absence de fonds de cabanes, pourtant encore fréquents à cette période. L’originalité du site repose sur la présence de trois ensembles de fours au plan sub-triangulaire disposés en batteries de quatre. La voûte, sur certains exemplaires est conservée sur une trentaine de centimètres. Ils s’ouvrent sur un cendrier de taille importante et régulièrement curé dans une fosse adjacente. L’analyse des graines carbonisées issues des couches charbonneuses permet de leur attribuer une fonction première de séchoir à grain. L’un de ces ensembles est couvert d’une structure légère sur poteaux.
Enfin, trois unités d’occupation possèdent leur puits cuvelés. Ils se présentent sous la forme d’une large cuvette profonde de 3 à 4 m au centre de laquelle a été réalisé un cuvelage en bois de plan carré, avant le remblaiement du pourtour.
Christine Denimal, Responsable de l’opération
ARTICLES :
DENIMAL C., OUESLATI T., « Dix fosses et douze bovins témoignant d’un épisode de mortalité en masse à Camphin-en-Carembault (Nord, XVe-XVIIes.) », Les dépôts d’ossements animaux en France, de la fouille à l’interprétation, Actes de la table-ronde de Bibracte, 15-17 octobre 2012, 2013, p. 157-166.
DENIMAL C., RENARD S., OUESLATI T., Save S., « L’habitat rural du VIIe s. au Xe s. ap. J.-C. à Camphin-en-Carembault (Nord) », Revue du Nord, Archéologie, T.97, 2015, N°413, p.51-108.
DENIMAL C., « Camphin-en-Carembault, Le Gros Hanois », dans Catalogue d’exposition Le haut Moyen Âge dans le nord de la France. Des Francs aux premiers comtes de Flandre, de la fin du IVe au milieu du Xe siècle, Arkeos, 2015, p. 99-100.
Responsable d'opération :
Christine Denimal
Superficie :
25 000 m2
Aménageur :
CCI Grand Lille
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie