Nord
Famars,
« 148 bis rue Roger Salengro »
Fossé d'enceinte du castellum, Nécropole du Bas-Empire
Époques :
Plan général de la nécropole. © J. Delas, Archéopole 2018
Inhumation en silo datée de l'Antiquité tardive. © Archéopole 2018
Inhumation mérovingienne présentant des traces de violences : fer de flèche fiché dans la scapula gauche du défunt (à dr.) et incision causée par une lame de couteau ou de poignard visible sur l'une des côtes (à g.). © Archéopole 2018
Tombe d'enfant non pillée, dotée d'un bol en terre cuite, d'un gobelet et d'une bouteille en verre, datée de l'époque mérovingienne. © Archéopole 2018
Tête d'épingle aviforme en alliage cuivreux découverte dans une tombe de l'Antiquité tardive. © Archéopole 2018
Pendentif polyédrique de boucle d'oreille, en or, à incrustations de verroteries en bâte, découvert dans une tombe mérovingienne. © Archéopole 2018
Nord
Famars,
« 148 bis rue Roger Salengro »
Fossé d'enceinte du castellum, Nécropole du Bas-Empire
Époques :
Plan général de la nécropole. © J. Delas, Archéopole 2018
Inhumation en silo datée de l'Antiquité tardive. © Archéopole 2018
Inhumation mérovingienne présentant des traces de violences : fer de flèche fiché dans la scapula gauche du défunt (à dr.) et incision causée par une lame de couteau ou de poignard visible sur l'une des côtes (à g.). © Archéopole 2018
Tombe d'enfant non pillée, dotée d'un bol en terre cuite, d'un gobelet et d'une bouteille en verre, datée de l'époque mérovingienne. © Archéopole 2018
Tête d'épingle aviforme en alliage cuivreux découverte dans une tombe de l'Antiquité tardive. © Archéopole 2018
Pendentif polyédrique de boucle d'oreille, en or, à incrustations de verroteries en bâte,
découvert dans une tombe mérovingienne. © Archéopole 2018
Nord
Famars,
« 148 bis rue Roger Salengro »
Fossé d'enceinte du castellum, Nécropole du Bas-Empire
Époques :
Plan général de la nécropole. © J. Delas, Archéopole 2018
Inhumation en silo datée de l'Antiquité tardive. © Archéopole 2018
Inhumation mérovingienne présentant des traces de violences : fer de flèche fiché dans la scapula gauche du défunt (à dr.) et incision causée par une lame de couteau ou de poignard visible sur l'une des côtes (à g.). © Archéopole 2018
Tombe d'enfant non pillée, dotée d'un bol en terre cuite, d'un gobelet et d'une bouteille en verre, datée de l'époque mérovingienne. © Archéopole 2018
Tête d'épingle aviforme en alliage cuivreux découverte dans une tombe de l'Antiquité tardive. © Archéopole 2018
Pendentif polyédrique de boucle d'oreille, en or, à incrustations de verroteries en bâte,
découvert dans une tombe mérovingienne. © Archéopole 2018
L'opération de fouille archéologique réalisée de septembre à octobre 2018 au centre de la ville de Famars, au 148 bis rue Roger Salengro, s'inscrit dans le cadre d'un projet d'aménagement par la S.I. Grand Hainaut. Localisée aux abords du castellum antique (fortification militaire), elle avait pour objectif de compléter les données apportées par la fouille de B. Leriche (Inrap) en 2013-2014. D'une superficie de 700 m2, elle a permis de mettre au jour 205 faits archéologiques fournissant de précieuses informations sur le développement urbain de la ville, dès le Haut-Empire.
Située en territoire nervien, sur le passage de deux voies secondaires, reliant Bavay-Arras d'une part et Bermerain à l'axe Bavay-Tournai d'autre part, l'agglomération antique de Fanum Martis est fondée dès le milieu du Ier s. Elle devient une importante ville économique de la Gaule Belgique avant d'être démantelée et transformée, à la fin du IIIe s. ou au début du IVe s., en castellum occupé par des Lètes (auxiliaires germains).
Les traces de l'occupation du Haut-Empire sont quasi inexistantes sur notre site. Elles se limitent à un tronçon de fossé, situé en bordure méridionale d'emprise, sans doute lié au pôle domestique, daté du milieu Ier -début IIe s., découvert en 2015 par B. Leriche et N. Gryspeirt (Inrap) lors d'une fouille contiguë.
Pour la période du Bas-Empire, cette opération a permis de mettre au jour un segment d'un des fossés d'enceinte attribué au deuxième état du castellum (deuxième moitié du IVe s.), lequel est localisé à une centaine de mètres à l'ouest de l'emprise. Seule la paroi extérieure était à portée de sondage, le fond atteignant les 2,50 m à cet endroit. Les différentes couches stratigraphiques le constituant ont révélé un comblement beaucoup plus tardif avec du mobilier carolingien pour les plus anciennes et du mobilier contemporain pour les couches superficielles. Le fossé semble donc être resté ouvert, dans ce secteur, très longtemps pour être comblé totalement à la période contemporaine. En bordure de celui-ci, se déploient de grandes fosses riches en mobilier (faune, céramique, monnaies, torchis, fragments de tegulae...) contemporaines du premier état du castellum (fin IIIe-début IVe s.), témoignant d'activités domestiques autour de ce dernier avant sa reconstruction et l'agrandissement du périmètre de ses fossés défensifs.
Une nécropole à inhumations se développe en périphérie immédiate du fossé d'enceinte. Les plus anciennes tombes sont probablement installées avant la construction du castellum, en bordure de voie reliant Famars à Bermerain. Un ensemble de 38 sépultures datées des périodes antique et mérovingienne a ainsi été mis au jour. Sauf rares exceptions, ces dernières s'organisent selon une orientation identique est/ouest. Leur état de conservation est très variable en raison de différents facteurs : profondeur de la fosse, état osseux, pillage, perturbations postérieures... Une inhumation orientée nord-sud se distingue par un dépôt en pleine terre au sein d'un ancien silo. Les tombes contenant encore des dotations en position primaire sont très peu nombreuses et révèlent une chronologie s'étalant au moins du IIIe s. au VIIe s. (céramiques, verreries, objets de parures et/ou d'habillement, monnaies). Certaines pratiques funéraires inédites ont été révélées, comme celle de l'inhumation d'individus violentés au sein d'un secteur prédéfini.
Quelques structures témoignant d'une occupation de l'époque carolingienne viennent supplanter en partie la nécropole. Celle-ci n'est donc certainement plus en fonction et est abandonnée. Mais c'est surtout au cours des XIVe -XVe s. que s'opèrent de nombreuses transformations. De grandes fosses ovales ou sub-quadrangulaires, liées à une activité d'extraction de limon, viennent en effet impacter et recouvrir une grande partie de la nécropole.
Julie Delas, Responsable d'opération
Responsable d'opération :
Julie Delas
Superficie :
700 m²
Aménageur :
Société Immobilière Grand Hainaut
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC des Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie.
L'opération de fouille archéologique réalisée de septembre à octobre 2018 au centre de la ville de Famars, au 148 bis rue Roger Salengro, s'inscrit dans le cadre d'un projet d'aménagement par la S.I. Grand Hainaut. Localisée aux abords du castellum antique (fortification militaire), elle avait pour objectif de compléter les données apportées par la fouille de B. Leriche (Inrap) en 2013-2014. D'une superficie de 700 m2, elle a permis de mettre au jour 205 faits archéologiques fournissant de précieuses informations sur le développement urbain de la ville, dès le Haut-Empire.
Située en territoire nervien, sur le passage de deux voies secondaires, reliant Bavay-Arras d'une part et Bermerain à l'axe Bavay-Tournai d'autre part, l'agglomération antique de Fanum Martis est fondée dès le milieu du Ier s. Elle devient une importante ville économique de la Gaule Belgique avant d'être démantelée et transformée, à la fin du IIIe s. ou au début du IVe s., en castellum occupé par des Lètes (auxiliaires germains).
Les traces de l'occupation du Haut-Empire sont quasi inexistantes sur notre site. Elles se limitent à un tronçon de fossé, situé en bordure méridionale d'emprise, sans doute lié au pôle domestique, daté du milieu Ier-début IIe s., découvert en 2015 par B. Leriche et N. Gryspeirt (Inrap) lors d'une fouille contiguë.
Pour la période du Bas-Empire, cette opération a permis de mettre au jour un segment d'un des fossés d'enceinte attribué au deuxième état du castellum (deuxième moitié du IVe s.), lequel est localisé à une centaine de mètres à l'ouest de l'emprise. Seule la paroi extérieure était à portée de sondage, le fond atteignant les 2,50 m à cet endroit. Les différentes couches stratigraphiques le constituant ont révélé un comblement beaucoup plus tardif avec du mobilier carolingien pour les plus anciennes et du mobilier contemporain pour les couches superficielles. Le fossé semble donc être resté ouvert, dans ce secteur, très longtemps pour être comblé totalement à la période contemporaine. En bordure de celui-ci, se déploient de grandes fosses riches en mobilier (faune, céramique, monnaies, torchis, fragments de tegulae...) contemporaines du premier état du castellum (fin IIIe-début IVe s.), témoignant d'activités domestiques autour de ce dernier avant sa reconstruction et l'agrandissement du périmètre de ses fossés défensifs.
Une nécropole à inhumations se développe en périphérie immédiate du fossé d'enceinte. Les plus anciennes tombes sont probablement installées avant la construction du castellum, en bordure de voie reliant Famars à Bermerain. Un ensemble de 38 sépultures datées des périodes antique et mérovingienne a ainsi été mis au jour. Sauf rares exceptions, ces dernières s'organisent selon une orientation identique est/ouest. Leur état de conservation est très variable en raison de différents facteurs : profondeur de la fosse, état osseux, pillage, perturbations postérieures... Une inhumation orientée nord-sud se distingue par un dépôt en pleine terre au sein d'un ancien silo. Les tombes contenant encore des dotations en position primaire sont très peu nombreuses et révèlent une chronologie s'étalant au moins du IIIe s. au VIIe s. (céramiques, verreries, objets de parures et/ou d'habillement, monnaies). Certaines pratiques funéraires inédites ont été révélées, comme celle de l'inhumation d'individus violentés au sein d'un secteur prédéfini.
Quelques structures témoignant d'une occupation de l'époque carolingienne viennent supplanter en partie la nécropole. Celle-ci n'est donc certainement plus en fonction et est abandonnée. Mais c'est surtout au cours des XIVe -XVe s. que s'opèrent de nombreuses transformations. De grandes fosses ovales ou sub-quadrangulaires, liées à une activité d'extraction de limon, viennent en effet impacter et recouvrir une grande partie de la nécropole.
Julie Delas, Responsable d'opération
Responsable d'opération :
Julie Delas
Superficie :
700 m²
Aménageur :
Société Immobilière Grand Hainaut
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC des Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie.