Nord
« Rue Wassendaele, Rue Coppens »
Artisanat et habitat modernes
Époques :
Plan général phasé du site. © DAO Stéphane Leplus, Archéopole
Photographie aérienne du site sur laquelle apparaissent en grisé, à gauche, les fosses d'extraction d'argile. © Gabriel Nowik, Art'Cad
Vue en coupe d'une fosse d'extraction réutilisée en tessonnière (fosse-dépotoir contenant des ratés de cuisson). © Stéphane Leplus, Archéopole
Bâtiment en briques flamandes, daté du XVIIe s. © Stéphane Leplus, Archéopole
Puits cuvelé avec des tonneaux, daté du XVIIe s. © Stéphane Leplus, Archéopole
Nord
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Artisanat et habitat modernes
Époques :
Vue aérienne du mur de séparation entre la partie résidentielle et la partie agricole de la villa. © Photographie aérienne par drone, Th. Nicq, Halma UMR 8164 (CNRS, ULille, MC), 2015
Tombe à ossuaire contenant de la vaisselle en terre cuite et un miroir en alliage cuivreux, datée du Ier s. de notre ère. © Photographie Archéopole
Boîte à sceau à décor émaillé, ornée d'un croissant, riveté datée du Haut-Empire. © Photographies A. Malbranque, Archéopole
Plan phase du site. © DAO J. Georges, Archeopole 2018
Pions de jeu ou jetons de compte antiques fabriqués en os, présentant une face plane et une face pointée. Deux modules différents ont été distingués. © Photographies A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de répartition par phase. © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Balle de fronde en terre cuite modelée, de forme ovoïde, attestant de la pratique de la chasse durant l'âge du Fer. © Photographie A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de la villa gallo-romaine de Dourges organisée en deux parties : la pars urbana (partie résidentielle) et la pars rustica (partie agricole). © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Nord
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Artisanat et habitat modernes
Époques :
Plan général phasé du site. © DAO Stéphane Leplus, Archéopole
Photographie aérienne du site sur laquelle apparaissent en grisé, à gauche, les fosses d'extraction d'argile. © Gabriel Nowik, Art'Cad
Vue en coupe d'une fosse d'extraction réutilisée en tessonnière (fosse-dépotoir contenant des ratés de cuisson). © Stéphane Leplus, Archéopole
Bâtiment en briques flamandes, daté du XVIIe s. © Stéphane Leplus, Archéopole
Puits cuvelé avec des tonneaux, daté du XVIIe s. © Stéphane Leplus, Archéopole
Un diagnostic réalisé par l'Inrap à Hondschoote a mis au jour des vestiges liés à un atelier de potier ainsi qu'un secteur d'habitat ayant livré des fondations de bâtiments appareillées de briques flamandes. L'atelier de potier est daté du XVIe s. tandis que le secteur d'habitat est daté du XVIIe s.
Les parcelles concernées par ce diagnostic sont situées à un jet de pierre du centre-ville de la commune, où une église et un hôtel de ville tous deux datés du XVIIe s. sont encore visibles. De plus un moulin à vent du XIIe s. est situé à une centaine de mètres de l'emprise de fouilles. La commune d'Hondschoote au XVIe s. était un centre international de production textile en pleine apogée. Le XVIIe s. par contre a vu le déclin de la commune lorsque les commerçants ont préféré s'installer dans ce qui est aujourd'hui la Belgique ou les Pays-Bas. Le contexte éminemment sensible tant du point de vue historique que géographique (centre ville) et les vestiges mis au jour lors du diagnostic ont conduit à déclencher une opération d'archéologie préventive.
Celle-ci a donc eu lieu entre la rue Coppens et la rue Wassendaele et a été effectuée d'avril à fin octobre 2011. La superficie à sonder représentait 3,3 ha.
Une fois le décapage effectué, les pistes amorcées par le diagnostic se sont vues pleinement confirmées tout en se révélant plus limitées que ce qui était espéré. En effet il ne s'agit pas d'un atelier de potier mais en fait d'une parcelle achetée par un potier pour extraire l'argile destinée au façonnage de la poterie. Les fosses d'extraction, une fois creusées, étaient réutilisées comme tessonnières afin de se débarrasser facilement des ratés de cuisson. Par contre l'unité de production n'a pas été mise au jour, aucun four n'a été détecté. Les fosses d'extraction ont impacté le banc d'argile local jusqu'à la couche de sable sous-jacente et seules apparaissaient quelques bandes de terrain naturel de quelques centimètres entre les creusements.
En revanche le pôle d'habitat du XVIIe s. a bel et bien été décelé, au nord de l'emprise, il comprend deux bâtiments en briques ainsi que quelques puits dont l'un est cuvelé avec des tonneaux en bois remployés alors que les autres sont cuvelés en briques. Des latrines maçonnées ont également été mises au jour. Ce secteur comprend enfin de nombreuses fosses de rejet et quelques mares. De très nombreux fragments de cuir dont plusieurs chaussures entières ont été découverts dans les contextes humides des puits.
En outre, on note que de puissants fossés de parcellaire quadrillent le secteur. La plupart matérialisent des limites encore visibles sur le cadastre actuel ou sur des cadastres du XIXe s. Un groupe de structures accompagné d'un bâtiment en briques appartient à cette période.
Enfin à proximité de la zone d'extraction d'argile plusieurs bâtiments de brique ont été mis au jour, associés à des mares.
Une occupation gallo-romaine a également été décelée dans l'angle sud-ouest de l'emprise décapée, mais elle est très impactée par les vestiges modernes et il est très ardu de lui trouver une cohérence interne, les vestiges apparaissant ponctuellement entre deux fosses d'extraction quand ils n'ont pas été traversés par un fossé de parcellaire.
En ce qui concerne le mobilier, outre la grande quantité de cuir, de nombreux fragments de bois et les tonneaux du puits ont été prélevés dans le cadre d'études xylologique et dendrochronologique. Une abondante quantité de céramiques a été prélevée dans les tessonnières en vue de caractériser la production. À cela on peut ajouter une grande quantité de faune, de verre, de métal et quelques monnaies. Trois inhumations sont également en lien avec l'occupation.
Stéphane Leplus, Responsable d'opération
LEPLUS S., Hondschoote, « Rue Wassendaele et Rue Coppens »,
Revue Archéologie Médiévale, volume 42, 2012, notice.
Responsable d'opération :
Stéphane Leplus
Superficie :
3 300 m2
Aménageur :
Maison Flamande
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
Un diagnostic réalisé par l'Inrap à Hondschoote a mis au jour des vestiges liés à un atelier de potier ainsi qu'un secteur d'habitat ayant livré des fondations de bâtiments appareillées de briques flamandes. L'atelier de potier est daté du XVIe s. tandis que le secteur d'habitat est daté du XVIIe s.
Les parcelles concernées par ce diagnostic sont situées à un jet de pierre du centre-ville de la commune, où une église et un hôtel de ville tous deux datés du XVIIe s. sont encore visibles. De plus un moulin à vent du XIIe s. est situé à une centaine de mètres de l'emprise de fouilles. La commune d'Hondschoote au XVIe s. était un centre international de production textile en pleine apogée. Le XVIIe s. par contre a vu le déclin de la commune lorsque les commerçants ont préféré s'installer dans ce qui est aujourd'hui la Belgique ou les Pays-Bas. Le contexte éminemment sensible tant du point de vue historique que géographique (centre ville) et les vestiges mis au jour lors du diagnostic ont conduit à déclencher une opération d'archéologie préventive.
Celle-ci a donc eu lieu entre la rue Coppens et la rue Wassendaele et a été effectuée d'avril à fin octobre 2011. La superficie à sonder représentait 3,3 ha.
Une fois le décapage effectué, les pistes amorcées par le diagnostic se sont vues pleinement confirmées tout en se révélant plus limitées que ce qui était espéré. En effet il ne s'agit pas d'un atelier de potier mais en fait d'une parcelle achetée par un potier pour extraire l'argile destinée au façonnage de la poterie. Les fosses d'extraction, une fois creusées, étaient réutilisées comme tessonnières afin de se débarrasser facilement des ratés de cuisson. Par contre l'unité de production n'a pas été mise au jour, aucun four n'a été détecté. Les fosses d'extraction ont impacté le banc d'argile local jusqu'à la couche de sable sous-jacente et seules apparaissaient quelques bandes de terrain naturel de quelques centimètres entre les creusements.
En revanche le pôle d'habitat du XVIIe s. a bel et bien été décelé, au nord de l'emprise, il comprend deux bâtiments en briques ainsi que quelques puits dont l'un est cuvelé avec des tonneaux en bois remployés alors que les autres sont cuvelés en briques. Des latrines maçonnées ont également été mises au jour. Ce secteur comprend enfin de nombreuses fosses de rejet et quelques mares. De très nombreux fragments de cuir dont plusieurs chaussures entières ont été découverts dans les contextes humides des puits.
En outre, on note que de puissants fossés de parcellaire quadrillent le secteur. La plupart matérialisent des limites encore visibles sur le cadastre actuel ou sur des cadastres du XIXe s. Un groupe de structures accompagné d'un bâtiment en briques appartient à cette période.
Enfin à proximité de la zone d'extraction d'argile plusieurs bâtiments de brique ont été mis au jour, associés à des mares.
Une occupation gallo-romaine a également été décelée dans l'angle sud-ouest de l'emprise décapée, mais elle est très impactée par les vestiges modernes et il est très ardu de lui trouver une cohérence interne, les vestiges apparaissant ponctuellement entre deux fosses d'extraction quand ils n'ont pas été traversés par un fossé de parcellaire.
En ce qui concerne le mobilier, outre la grande quantité de cuir, de nombreux fragments de bois et les tonneaux du puits ont été prélevés dans le cadre d'études xylologique et dendrochronologique. Une abondante quantité de céramiques a été prélevée dans les tessonnières en vue de caractériser la production. À cela on peut ajouter une grande quantité de faune, de verre, de métal et quelques monnaies. Trois inhumations sont également en lien avec l'occupation.
Stéphane Leplus, Responsable d'opération
LEPLUS S., Hondschoote, « Rue Wassendaele et Rue Coppens », Revue Archéologie Médiévale, volume 42, 2012, notice.
Responsable d'opération :
Stéphane Leplus
Superficie :
3 300 m2
Aménageur :
Maison Flamande
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
Plan général phasé du site. © DAO Stéphane Leplus, Archéopole
Photographie aérienne du site sur laquelle apparaissent en grisé, à gauche, les fosses d'extraction d'argile. © Gabriel Nowik, Art'Cad
Vue en coupe d'une fosse d'extraction réutilisée en tessonnière (fosse-dépotoir contenant des ratés de cuisson). © Stéphane Leplus, Archéopole
Bâtiment en briques flamandes, daté du XVIIe s. © Stéphane Leplus, Archéopole
Puits cuvelé avec des tonneaux, daté du XVIIe s. © Stéphane Leplus, Archéopole
Un diagnostic réalisé par l'Inrap à Hondschoote a mis au jour des vestiges liés à un atelier de potier ainsi qu'un secteur d'habitat ayant livré des fondations de bâtiments appareillées de briques flamandes. L'atelier de potier est daté du XVIe s. tandis que le secteur d'habitat est daté du XVIIe s.
Les parcelles concernées par ce diagnostic sont situées à un jet de pierre du centre-ville de la commune, où une église et un hôtel de ville tous deux datés du XVIIe s. sont encore visibles. De plus un moulin à vent du XIIe s. est situé à une centaine de mètres de l'emprise de fouilles. La commune d'Hondschoote au XVIe s. était un centre international de production textile en pleine apogée. Le XVIIe s. par contre a vu le déclin de la commune lorsque les commerçants ont préféré s'installer dans ce qui est aujourd'hui la Belgique ou les Pays-Bas. Le contexte éminemment sensible tant du point de vue historique que géographique (centre ville) et les vestiges mis au jour lors du diagnostic ont conduit à déclencher une opération d'archéologie préventive.
Celle-ci a donc eu lieu entre la rue Coppens et la rue Wassendaele et a été effectuée d'avril à fin octobre 2011. La superficie à sonder représentait 3,3 ha.
Une fois le décapage effectué, les pistes amorcées par le diagnostic se sont vues pleinement confirmées tout en se révélant plus limitées que ce qui était espéré. En effet il ne s'agit pas d'un atelier de potier mais en fait d'une parcelle achetée par un potier pour extraire l'argile destinée au façonnage de la poterie. Les fosses d'extraction, une fois creusées, étaient réutilisées comme tessonnières afin de se débarrasser facilement des ratés de cuisson. Par contre l'unité de production n'a pas été mise au jour, aucun four n'a été détecté. Les fosses d'extraction ont impacté le banc d'argile local jusqu'à la couche de sable sous-jacente et seules apparaissaient quelques bandes de terrain naturel de quelques centimètres entre les creusements.
En revanche le pôle d'habitat du XVIIe s. a bel et bien été décelé, au nord de l'emprise, il comprend deux bâtiments en briques ainsi que quelques puits dont l'un est cuvelé avec des tonneaux en bois remployés alors que les autres sont cuvelés en briques. Des latrines maçonnées ont également été mises au jour. Ce secteur comprend enfin de nombreuses fosses de rejet et quelques mares. De très nombreux fragments de cuir dont plusieurs chaussures entières ont été découverts dans les contextes humides des puits.
En outre, on note que de puissants fossés de parcellaire quadrillent le secteur. La plupart matérialisent des limites encore visibles sur le cadastre actuel ou sur des cadastres du XIXe s. Un groupe de structures accompagné d'un bâtiment en briques appartient à cette période.
Enfin à proximité de la zone d'extraction d'argile plusieurs bâtiments de brique ont été mis au jour, associés à des mares.
Une occupation gallo-romaine a également été décelée dans l'angle sud-ouest de l'emprise décapée, mais elle est très impactée par les vestiges modernes et il est très ardu de lui trouver une cohérence interne, les vestiges apparaissant ponctuellement entre deux fosses d'extraction quand ils n'ont pas été traversés par un fossé de parcellaire.
En ce qui concerne le mobilier, outre la grande quantité de cuir, de nombreux fragments de bois et les tonneaux du puits ont été prélevés dans le cadre d'études xylologique et dendrochronologique. Une abondante quantité de céramiques a été prélevée dans les tessonnières en vue de caractériser la production. À cela on peut ajouter une grande quantité de faune, de verre, de métal et quelques monnaies. Trois inhumations sont également en lien avec l'occupation.
Stéphane Leplus, Responsable d'opération
LEPLUS S., Hondschoote, « Rue Wassendaele et Rue Coppens », Revue Archéologie Médiévale, volume 42, 2012, notice.
Responsable d'opération :
Stéphane Leplus
Superficie :
3 300 m2
Aménageur :
Maison Flamande
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie