Nord
« La Becquerelle »
Enclos protohistoriques, voie secondaire et pôles d’activités gallo-romains
Époques :
Plan général du site. © DAO Archéopole 2013
Puits à eau doté d'un cuvelage en bois. Les planches sont clouées sur une ossature interne formée de quatre montants angulaires solidarisés par un jeu de traverses embrevées en alternance. © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Vue de détail du cuvelage quadrangulaire formé de planches de chêne (Quercus sp.). © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Modélisation du cuvelage d'un des puits à eau du site illustrant différents systèmes d'assemblage des planches. © B. Lagache Archéopole 2009
Plateaux d’une balance en base cuivre et trésor monétaire composé de 79 sesterces majoritairement frappés sous Antonin. © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Nord
« La Becquerelle »
Enclos protohistoriques, voie secondaire et pôles d’activités gallo-romains
Époques :
Vue aérienne du mur de séparation entre la partie résidentielle et la partie agricole de la villa. © Photographie aérienne par drone, Th. Nicq, Halma UMR 8164 (CNRS, ULille, MC), 2015
Tombe à ossuaire contenant de la vaisselle en terre cuite et un miroir en alliage cuivreux, datée du Ier s. de notre ère. © Photographie Archéopole
Boîte à sceau à décor émaillé, ornée d'un croissant, riveté datée du Haut-Empire. © Photographies A. Malbranque, Archéopole
Plan phase du site. © DAO J. Georges, Archeopole 2018
Pions de jeu ou jetons de compte antiques fabriqués en os, présentant une face plane et une face pointée. Deux modules différents ont été distingués. © Photographies A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de répartition par phase. © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Balle de fronde en terre cuite modelée, de forme ovoïde, attestant de la pratique de la chasse durant l'âge du Fer. © Photographie A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de la villa gallo-romaine de Dourges organisée en deux parties : la pars urbana (partie résidentielle) et la pars rustica (partie agricole). © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Nord
« La Becquerelle »
Enclos protohistoriques, voie secondaire et pôles d’activités gallo-romains
Époques :
Plan général du site. © DAO Archéopole 2013
Puits à eau doté d'un cuvelage en bois. Les planches sont clouées sur une ossature interne formée de quatre montants angulaires solidarisés par un jeu de traverses embrevées en alternance. © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Vue de détail du cuvelage quadrangulaire formé de planches de chêne (Quercus sp.). © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Modélisation du cuvelage d'un des puits à eau du site illustrant différents systèmes d'assemblage des planches. © B. Lagache Archéopole 2009
Plateaux d’une balance en base cuivre et trésor monétaire composé de 79 sesterces majoritairement frappés sous Antonin. © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
L’occupation observée sur le domaine de La Becquerelle, à Marquette-lez-Lille (59) montre un gisement archéologique qui se développe sur la totalité de l’emprise prescrite, où huit phases d’occupation ont pu être mises en évidence. Les premiers indices d’une activité humaine sont illustrés par la présence d’un enclos circulaire daté de l’âge du Bronze (Phase 1) situé au sud-est, et deux ou trois points d’eau de type mares. Le cercle ne marquera pas foncièrement le paysage puisqu’il sera ensuite traversé par un chemin installé dès La Tène ancienne (Phase 2), matérialisé par deux fossés parallèles qui s’étirent du nord-ouest au sud-est, et accompagnés d’une concentration de fosses (au sud-ouest et au sud-est) et de quelques fossés qui semblent marquer un parcellaire ou un enclos (au nord-est). L’occupation se poursuit à La Tène moyenne (Phase 3) avec l’installation de deux zones de petits enclos rectangulaires, peut-être à vocation funéraire, et d’un système fossoyé qui se développent au nord-est, illustrant la volonté qu’a eu l’homme de maîtriser son milieu de longue date. Le site est ensuite occupé à la période gallo-romaine (Phases 4 et 5). Un élément structurant s’installe alors : une voie le traverse en direction du nord-est. Il ne s’agit apparemment pas d’une grande voie romaine proprement dite, à l’instar de celles qui relient les grandes cités a cette époque (comme les voies Cassel-Arras ou Tournai-Bavay). Elle participe toutefois d’un réseau secondaire assez conséquent pour desservir des entités de moindre importance telles que des villages (vici) et drainer avec elle nombres d’activités commerciales et/ou artisanales plus itinérantes que pérennes. Deux installations accompagnent la voie au sud-ouest et au sud-est, matérialisées par de petits bâtiments sur sablières et sur poteaux. Quelques fosses s’étendent aussi au nord et à l’est (Phase 4, États 4A et 4B).
L’occupation se pérennise et s’intensifie aux siècles suivants avec le déplacement - somme toute léger – de la voie au nord-est autour de laquelle se développent divers pôles d’activités qui se traduisent par de petits bâtiments semi-excavés dont une forge, de bâtiments sur poteaux placés en retrait au sein d’enclos fossoyés, où plusieurs puits cuvelés en bois ont d’ailleurs été retrouvés, en parfait état de conservation. Des chemins secondaires viennent aussi se greffer sur la voie, notamment au sud, desservant d’autres petites zones d’occupation. L’ensemble semble occupé jusqu’à la seconde moitié du IIIe s. ap. J.-C. (États 5A, 5B et 5 indéterminés gallo-romains). Le gisement s’apparente alors à un véritable relais routier, il en a en tout cas toutes les caractéristiques.
La zone est ensuite visiblement laissée en jachère (déplacement de l’occupation ? Abandon ?) jusqu’à une période indéterminée (Phase 6), où un réseau fossoyé s’installe plus particulièrement au nord et a l’ouest. Le parcellaire se développe à l’époque moderne (Phase 7), matérialisé par de puissants fossés qui quadrillent toute la zone et par une série de grandes fosses dont la majorité se concentre au sud. Enfin, un vaste système de drainage (Phase 8) se met en place au cours de la période contemporaine, illustré par de multiples fossés. L’occupation est aussi marquée par la présence de nombreux chablis qui traduisent un secteur arboré rapidement défriché.
Laurent Gubellini, Responsable de l’opération
GUBELLINI L., LOCATELLI C., POURIEL R., POUSSET D., « La construction des puits sur quatre sites de la Vallée de la Marque (Nord) : Marcq-en-Baroeul, Mérignies 1 et 2, et Marquette-lez-Lille », Revue du Nord, Archéologie de la Picardie et du Nord de la France, T.91, 2009, N° 383, p. 155-177.
Responsable d'opération :
Laurent Gubellini
Superficie :
30 000 m2
Aménageur :
Société Bowfounds-Marignan
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
L’occupation observée sur le domaine de La Becquerelle, à Marquette-lez-Lille (59) montre un gisement archéologique qui se développe sur la totalité de l’emprise prescrite, où huit phases d’occupation ont pu être mises en évidence. Les premiers indices d’une activité humaine sont illustrés par la présence d’un enclos circulaire daté de l’âge du Bronze (Phase 1) situé au sud-est, et deux ou trois points d’eau de type mares. Le cercle ne marquera pas foncièrement le paysage puisqu’il sera ensuite traversé par un chemin installé dès La Tène ancienne (Phase 2), matérialisé par deux fossés parallèles qui s’étirent du nord-ouest au sud-est, et accompagnés d’une concentration de fosses (au sud-ouest et au sud-est) et de quelques fossés qui semblent marquer un parcellaire ou un enclos (au nord-est). L’occupation se poursuit à La Tène moyenne (Phase 3) avec l’installation de deux zones de petits enclos rectangulaires, peut-être à vocation funéraire, et d’un système fossoyé qui se développent au nord-est, illustrant la volonté qu’a eu l’homme de maîtriser son milieu de longue date. Le site est ensuite occupé à la période gallo-romaine (Phases 4 et 5). Un élément structurant s’installe alors : une voie le traverse en direction du nord-est. Il ne s’agit apparemment pas d’une grande voie romaine proprement dite, à l’instar de celles qui relient les grandes cités a cette époque (comme les voies Cassel-Arras ou Tournai-Bavay). Elle participe toutefois d’un réseau secondaire assez conséquent pour desservir des entités de moindre importance telles que des villages (vici) et drainer avec elle nombres d’activités commerciales et/ou artisanales plus itinérantes que pérennes. Deux installations accompagnent la voie au sud-ouest et au sud-est, matérialisées par de petits bâtiments sur sablières et sur poteaux. Quelques fosses s’étendent aussi au nord et à l’est (Phase 4, États 4A et 4B).
L’occupation se pérennise et s’intensifie aux siècles suivants avec le déplacement - somme toute léger – de la voie au nord-est autour de laquelle se développent divers pôles d’activités qui se traduisent par de petits bâtiments semi-excavés dont une forge, de bâtiments sur poteaux placés en retrait au sein d’enclos fossoyés, où plusieurs puits cuvelés en bois ont d’ailleurs été retrouvés, en parfait état de conservation. Des chemins secondaires viennent aussi se greffer sur la voie, notamment au sud, desservant d’autres petites zones d’occupation. L’ensemble semble occupé jusqu’à la seconde moitié du IIIe s. ap. J.-C. (États 5A, 5B et 5 indéterminés gallo-romains). Le gisement s’apparente alors à un véritable relais routier, il en a en tout cas toutes les caractéristiques.
La zone est ensuite visiblement laissée en jachère (déplacement de l’occupation ? Abandon ?) jusqu’à une période indéterminée (Phase 6), où un réseau fossoyé s’installe plus particulièrement au nord et a l’ouest. Le parcellaire se développe à l’époque moderne (Phase 7), matérialisé par de puissants fossés qui quadrillent toute la zone et par une série de grandes fosses dont la majorité se concentre au sud. Enfin, un vaste système de drainage (Phase 8) se met en place au cours de la période contemporaine, illustré par de multiples fossés. L’occupation est aussi marquée par la présence de nombreux chablis qui traduisent un secteur arboré rapidement défriché.
Laurent Gubellini, Responsable de l’opération
GUBELLINI L., LOCATELLI C., POURIEL R., POUSSET D., « La construction des puits sur quatre sites de la Vallée de la Marque (Nord) : Marcq-en-Baroeul, Mérignies 1 et 2, et Marquette-lez-Lille », Revue du Nord, Archéologie de la Picardie et du Nord de la France, T.91, 2009, N° 383, p. 155-177.
Responsable d'opération :
Laurent Gubellini
Superficie :
30 000 m2
Aménageur :
Société Bowfounds-Marignan
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
Plan général du site. © DAO Archéopole 2013
Puits à eau doté d'un cuvelage en bois. Les planches sont clouées sur une ossature interne formée de quatre montants angulaires solidarisés par un jeu de traverses embrevées en alternance. © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Vue de détail du cuvelage quadrangulaire formé de planches de chêne (Quercus sp.). © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
Modélisation du cuvelage d'un des puits à eau du site illustrant différents systèmes d'assemblage des planches. © B. Lagache Archéopole 2009
Plateaux d’une balance en base cuivre et trésor monétaire composé de 79 sesterces majoritairement frappés sous Antonin. © Photographie L. Gubellini Archéopole 2009
L’occupation observée sur le domaine de La Becquerelle, à Marquette-lez-Lille (59) montre un gisement archéologique qui se développe sur la totalité de l’emprise prescrite, où huit phases d’occupation ont pu être mises en évidence. Les premiers indices d’une activité humaine sont illustrés par la présence d’un enclos circulaire daté de l’âge du Bronze (Phase 1) situé au sud-est, et deux ou trois points d’eau de type mares. Le cercle ne marquera pas foncièrement le paysage puisqu’il sera ensuite traversé par un chemin installé dès La Tène ancienne (Phase 2), matérialisé par deux fossés parallèles qui s’étirent du nord-ouest au sud-est, et accompagnés d’une concentration de fosses (au sud-ouest et au sud-est) et de quelques fossés qui semblent marquer un parcellaire ou un enclos (au nord-est). L’occupation se poursuit à La Tène moyenne (Phase 3) avec l’installation de deux zones de petits enclos rectangulaires, peut-être à vocation funéraire, et d’un système fossoyé qui se développent au nord-est, illustrant la volonté qu’a eu l’homme de maîtriser son milieu de longue date. Le site est ensuite occupé à la période gallo-romaine (Phases 4 et 5). Un élément structurant s’installe alors : une voie le traverse en direction du nord-est. Il ne s’agit apparemment pas d’une grande voie romaine proprement dite, à l’instar de celles qui relient les grandes cités a cette époque (comme les voies Cassel-Arras ou Tournai-Bavay). Elle participe toutefois d’un réseau secondaire assez conséquent pour desservir des entités de moindre importance telles que des villages (vici) et drainer avec elle nombres d’activités commerciales et/ou artisanales plus itinérantes que pérennes. Deux installations accompagnent la voie au sud-ouest et au sud-est, matérialisées par de petits bâtiments sur sablières et sur poteaux. Quelques fosses s’étendent aussi au nord et à l’est (Phase 4, États 4A et 4B).
L’occupation se pérennise et s’intensifie aux siècles suivants avec le déplacement - somme toute léger – de la voie au nord-est autour de laquelle se développent divers pôles d’activités qui se traduisent par de petits bâtiments semi-excavés dont une forge, de bâtiments sur poteaux placés en retrait au sein d’enclos fossoyés, où plusieurs puits cuvelés en bois ont d’ailleurs été retrouvés, en parfait état de conservation. Des chemins secondaires viennent aussi se greffer sur la voie, notamment au sud, desservant d’autres petites zones d’occupation. L’ensemble semble occupé jusqu’à la seconde moitié du IIIe s. ap. J.-C. (États 5A, 5B et 5 indéterminés gallo-romains). Le gisement s’apparente alors à un véritable relais routier, il en a en tout cas toutes les caractéristiques.
La zone est ensuite visiblement laissée en jachère (déplacement de l’occupation ? Abandon ?) jusqu’à une période indéterminée (Phase 6), où un réseau fossoyé s’installe plus particulièrement au nord et a l’ouest. Le parcellaire se développe à l’époque moderne (Phase 7), matérialisé par de puissants fossés qui quadrillent toute la zone et par une série de grandes fosses dont la majorité se concentre au sud. Enfin, un vaste système de drainage (Phase 8) se met en place au cours de la période contemporaine, illustré par de multiples fossés. L’occupation est aussi marquée par la présence de nombreux chablis qui traduisent un secteur arboré rapidement défriché.
Laurent Gubellini, Responsable de l’opération
GUBELLINI L., LOCATELLI C., POURIEL R., POUSSET D., « La construction des puits sur quatre sites de la Vallée de la Marque (Nord) : Marcq-en-Baroeul, Mérignies 1 et 2, et Marquette-lez-Lille »,
Revue du Nord, Archéologie de la Picardie et du Nord de la France, T.91, 2009, N° 383, p. 155-177.
Responsable d'opération :
Laurent Gubellini
Superficie :
30 000 m2
Aménageur :
Société Bowfounds-Marignan
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie