Nord
« ZAC d'Auvringhen »
Succession d'habitats côtiers enclos
Époques :
Plan général phasé du site de Wimille. © DAO S. Boueilh Archéopole 2022
Enclos circulaire de l'âge du Bronze pouvant correspondre à un mulotin, structure agricole servant au séchage des moissons. © Photographie Archéopole 2018
Bâtiment laténien sur 4 poteaux, de type grenier, destiné au stockage des denrées. © Photographie Archéopole 2018
Passoire en terre cuite possiblement liée à l'élaboration de la bière. © DAO G. Florent 2022
Vue des trous de poteaux du bâtiment 02 ayant livré des fragments de planches en bois de mélèze, épicéa et pin sylvestre. © Photographie Archéopole 2018
Nord
« ZAC d'Auvringhen »
Succession d'habitats côtiers enclos
Époques :
Vue aérienne du mur de séparation entre la partie résidentielle et la partie agricole de la villa. © Photographie aérienne par drone, Th. Nicq, Halma UMR 8164 (CNRS, ULille, MC), 2015
Tombe à ossuaire contenant de la vaisselle en terre cuite et un miroir en alliage cuivreux, datée du Ier s. de notre ère. © Photographie Archéopole
Boîte à sceau à décor émaillé, ornée d'un croissant, riveté datée du Haut-Empire. © Photographies A. Malbranque, Archéopole
Plan phase du site. © DAO J. Georges, Archeopole 2018
Pions de jeu ou jetons de compte antiques fabriqués en os, présentant une face plane et une face pointée. Deux modules différents ont été distingués. © Photographies A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de répartition par phase. © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Balle de fronde en terre cuite modelée, de forme ovoïde, attestant de la pratique de la chasse durant l'âge du Fer. © Photographie A. Malbranque, Archéopole 2018
Plan de la villa gallo-romaine de Dourges organisée en deux parties : la pars urbana (partie résidentielle) et la pars rustica (partie agricole). © DAO J. Georges, Archéopole 2018
Nord
« ZAC d'Auvringhen »
Succession d'habitats côtiers enclos
Époques :
Plan général phasé du site de Wimille. © DAO S. Boueilh Archéopole 2022
Enclos circulaire de l'âge du Bronze pouvant correspondre à un mulotin, structure agricole servant au séchage des moissons. © Photographie Archéopole 2018
Bâtiment laténien sur 4 poteaux, de type grenier, destiné au stockage des denrées. © Photographie Archéopole 2018
Passoire en terre cuite possiblement liée à l'élaboration de la bière. © DAO G. Florent 2022
Vue des trous de poteaux du bâtiment 02 ayant livré des fragments de planches en bois de mélèze, épicéa et pin sylvestre. © Photographie Archéopole 2018
La réalisation de cette opération archéologique préventive s'inscrit dans le cadre d'un projet de construction de maisons individuelles porté par la société SEM Urbavileo sur la commune de Wimille (62), dans la Zone d'Aménagement Concerté d'Auvringhen, route de la Poterie. Le Service Régional de l'Archéologie a prescrit la réalisation d'un diagnostic, effectué en 2018 par l'Inrap qui s'est révélé positif, dans un secteur vallonné typique du Boulonnais, où le contexte archéologique est mal connu, et simplement appréhendé par des observations ponctuelles des deux derniers siècles. La fouille s'est déroulée d'octobre à novembre 2018 et a été confiée à la société Archéopole.
Les résultats ont livré une occupation rurale de transition entre La Tène finale et les premières décennies de la période gallo-romaine. L'ensemble se développe sur près de 1,3 ha, sur un petit promontoire naturel côtier. Les résultats du diagnostic avaient laissé supposer l'existence d'un établissement rural cloisonné par un enclos gémellaire mais le décapage complet de la zone prescrite et la fouille n'ont pas confirmé cette configuration. Il est difficile à l'heure actuelle de dissocier clairement les différentes phases d'occupations du site, les études étant en cours.
Un réseau dense de fossés a été relevé, représentant plusieurs phases d'occupations du site.
Au moins sept bâtiments sur poteaux porteurs ont été mis au jour. Ces constructions correspondent à plusieurs unités agricoles. Elles se développent sur toute l'emprise de fouille. Le plan de certains de ces bâtiments renvoie au schéma classique des greniers.
L’ensemble de ces bâtiments est construit sur ossature en bois et la couverture devait être en matériau végétal (chaume ?), du fait de l’absence de tuiles. Trois types de constructions ont pu être observées : celles à quatre poteaux porteurs, celles à six et même à cinq. L'un de ces bâtiments semble avoir été construit sur 12 poteaux porteurs (bâtiment 04).
Le bâtiment 2 semble être d'une époque plus récente, avec la conservation de plusieurs poteaux, dont certains, sur la limite orientale, sont obliques.
Des vestiges de clôtures et d'éléments de conflits récents (fusils de type Lebel et casque allemand de la seconde guerre mondiale) ont également été découverts.
À proximité du bâtiment 2, un enclos fossoyé circulaire de 5 m de diamètre est apparu. D’après une recherche documentaire approfondie, ce cercle correspondrait aux traces d'un mulotin : une surface circulaire est délimitée par un fossé, dont les terres sont rejetées vers le centre, afin d'y battre les gerbes de céréales et d'y monter la meule.
En marge de l'occupation, en bordure d'emprise de la fouille, sont apparues deux petites incinérations. Leur présence complète celle retrouvées au cours du diagnostic archéologique au sud de l'emprise de fouille, et rappelle le fait que des tombes à crémation ont été observées lors de la construction de la gare. Leur présence en marge de l'occupation témoigne d'une nécropole périphérique.
Au vu de la configuration et des découvertes effectuées, cette fouille permettra d'aborder la romanisation dans ce territoire situé à quelques kilomètres au nord du chef-lieu de cité des Morins (Boulogne-sur-mer).
Sylvain Boueilh, Responsable d'opération
Responsables d'opération :
Sylvain Boueilh (post-fouille), Bertrand Perrier (fouille)
Superficie :
13 000 m2
Aménageur :
SEM Urbaviléo
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
La réalisation de cette opération archéologique préventive s'inscrit dans le cadre d'un projet de construction de maisons individuelles porté par la société SEM Urbavileo sur la commune de Wimille (62), dans la Zone d'Aménagement Concerté d'Auvringhen, route de la Poterie. Le Service Régional de l'Archéologie a prescrit la réalisation d'un diagnostic, effectué en 2018 par l'Inrap qui s'est révélé positif, dans un secteur vallonné typique du Boulonnais, où le contexte archéologique est mal connu, et simplement appréhendé par des observations ponctuelles des deux derniers siècles. La fouille s'est déroulée d'octobre à novembre 2018 et a été confiée à la société Archéopole.
Les résultats ont livré une occupation rurale de transition entre La Tène finale et les premières décennies de la période gallo-romaine. L'ensemble se développe sur près de 1,3 ha, sur un petit promontoire naturel côtier. Les résultats du diagnostic avaient laissé supposer l'existence d'un établissement rural cloisonné par un enclos gémellaire mais le décapage complet de la zone prescrite et la fouille n'ont pas confirmé cette configuration. Il est difficile à l'heure actuelle de dissocier clairement les différentes phases d'occupations du site, les études étant en cours.
Un réseau dense de fossés a été relevé, représentant plusieurs phases d'occupations du site.
Au moins sept bâtiments sur poteaux porteurs ont été mis au jour. Ces constructions correspondent à plusieurs unités agricoles. Elles se développent sur toute l'emprise de fouille. Le plan de certains de ces bâtiments renvoie au schéma classique des greniers.
L’ensemble de ces bâtiments est construit sur ossature en bois et la couverture devait être en matériau végétal (chaume ?), du fait de l’absence de tuiles. Trois types de constructions ont pu être observées : celles à quatre poteaux porteurs, celles à six et même à cinq. L'un de ces bâtiments semble avoir été construit sur 12 poteaux porteurs (bâtiment 04).
Le bâtiment 2 semble être d'une époque plus récente, avec la conservation de plusieurs poteaux, dont certains, sur la limite orientale, sont obliques.
Des vestiges de clôtures et d'éléments de conflits récents (fusils de type Lebel et casque allemand de la seconde guerre mondiale) ont également été découverts.
À proximité du bâtiment 2, un enclos fossoyé circulaire de 5 m de diamètre est apparu. D’après une recherche documentaire approfondie, ce cercle correspondrait aux traces d'un mulotin : une surface circulaire est délimitée par un fossé, dont les terres sont rejetées vers le centre, afin d'y battre les gerbes de céréales et d'y monter la meule.
En marge de l'occupation, en bordure d'emprise de la fouille, sont apparues deux petites incinérations. Leur présence complète celle retrouvées au cours du diagnostic archéologique au sud de l'emprise de fouille, et rappelle le fait que des tombes à crémation ont été observées lors de la construction de la gare. Leur présence en marge de l'occupation témoigne d'une nécropole périphérique.
Au vu de la configuration et des découvertes effectuées, cette fouille permettra d'aborder la romanisation dans ce territoire situé à quelques kilomètres au nord du chef-lieu de cité des Morins (Boulogne-sur-mer).
Sylvain Boueilh, Responsable d'opération
Responsables d'opération :
Sylvain Boueilh (post-fouille),
Bertrand Perrier (fouille)
Superficie :
13 000 m2
Aménageur :
SEM Urbaviléo
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie
Plan général phasé du site de Wimille. © DAO S. Boueilh Archéopole 2022
Enclos circulaire de l'âge du Bronze pouvant correspondre à un mulotin, structure agricole servant au séchage des moissons. © Photographie Archéopole 2018
Bâtiment laténien sur 4 poteaux, de type grenier, destiné au stockage des denrées. © Photographie Archéopole 2018
Passoire en terre cuite possiblement liée à l'élaboration de la bière. © DAO G. Florent 2022
Vue des trous de poteaux du bâtiment 02 ayant livré des fragments de planches en bois de mélèze, épicéa et pin sylvestre. © Photographie Archéopole 2018
La réalisation de cette opération archéologique préventive s'inscrit dans le cadre d'un projet de construction de maisons individuelles porté par la société SEM Urbavileo sur la commune de Wimille (62), dans la Zone d'Aménagement Concerté d'Auvringhen, route de la Poterie. Le Service Régional de l'Archéologie a prescrit la réalisation d'un diagnostic, effectué en 2018 par l'Inrap qui s'est révélé positif, dans un secteur vallonné typique du Boulonnais, où le contexte archéologique est mal connu, et simplement appréhendé par des observations ponctuelles des deux derniers siècles. La fouille s'est déroulée d'octobre à novembre 2018 et a été confiée à la société Archéopole.
Les résultats ont livré une occupation rurale de transition entre La Tène finale et les premières décennies de la période gallo-romaine. L'ensemble se développe sur près de 1,3 ha, sur un petit promontoire naturel côtier. Les résultats du diagnostic avaient laissé supposer l'existence d'un établissement rural cloisonné par un enclos gémellaire mais le décapage complet de la zone prescrite et la fouille n'ont pas confirmé cette configuration. Il est difficile à l'heure actuelle de dissocier clairement les différentes phases d'occupations du site, les études étant en cours.
Un réseau dense de fossés a été relevé, représentant plusieurs phases d'occupations du site.
Au moins sept bâtiments sur poteaux porteurs ont été mis au jour. Ces constructions correspondent à plusieurs unités agricoles. Elles se développent sur toute l'emprise de fouille. Le plan de certains de ces bâtiments renvoie au schéma classique des greniers.
L’ensemble de ces bâtiments est construit sur ossature en bois et la couverture devait être en matériau végétal (chaume ?), du fait de l’absence de tuiles. Trois types de constructions ont pu être observées : celles à quatre poteaux porteurs, celles à six et même à cinq. L'un de ces bâtiments semble avoir été construit sur 12 poteaux porteurs (bâtiment 04).
Le bâtiment 2 semble être d'une époque plus récente, avec la conservation de plusieurs poteaux, dont certains, sur la limite orientale, sont obliques.
Des vestiges de clôtures et d'éléments de conflits récents (fusils de type Lebel et casque allemand de la seconde guerre mondiale) ont également été découverts.
À proximité du bâtiment 2, un enclos fossoyé circulaire de 5 m de diamètre est apparu. D’après une recherche documentaire approfondie, ce cercle correspondrait aux traces d'un mulotin : une surface circulaire est délimitée par un fossé, dont les terres sont rejetées vers le centre, afin d'y battre les gerbes de céréales et d'y monter la meule.
En marge de l'occupation, en bordure d'emprise de la fouille, sont apparues deux petites incinérations. Leur présence complète celle retrouvées au cours du diagnostic archéologique au sud de l'emprise de fouille, et rappelle le fait que des tombes à crémation ont été observées lors de la construction de la gare. Leur présence en marge de l'occupation témoigne d'une nécropole périphérique.
Au vu de la configuration et des découvertes effectuées, cette fouille permettra d'aborder la romanisation dans ce territoire situé à quelques kilomètres au nord du chef-lieu de cité des Morins (Boulogne-sur-mer).
Sylvain Boueilh, Responsable d'opération
Responsables d'opération :
Sylvain Boueilh (post-fouille),
Bertrand Perrier (fouille)
Superficie :
13 000 m2
Aménageur :
SEM Urbaviléoe
Rapport final d'opération :
Rapport disponible auprès de la DRAC Hauts-de-France, Service Régional de l'Archéologie